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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 15:39

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/03/12/rsf-denonce-une-censure-de-plus-en-plus-presente-sur-internet_1317909_651865.html#xtor=RSS-651865


LEMONDE.FR | 12.03.10 | 09h06  •  Mis à jour le 12.03.10 | 15h33

Les pays "ennemis de l'Internet" ou "sous surveillance" dans le rapport 2010 de Reporters sans frontières sur la cybercensure.
Le Monde.fr

Les pays "ennemis de l'Internet" ou "sous surveillance" dans le rapport 2010 de Reporters sans frontières sur la cybercensure.

A l'occasion de la Journée mondiale contre la cyber-censure, vendredi 12 mars, l'association Reporters sans frontières (RSF) publie, comme chaque année, sa liste des pays "ennemis du Net" ou risquant de le devenir. Pour 2009, l'organisation note une tendance accrue à la censure et à la répression sur la Toile, et a ajouté à sa liste des pays "sous surveillance" la Turquie et la Russie.


Pour RSF, si les régimes autoritaires ont pu, dans un premier temps, se laisser dépasser par la mobilisation de citoyens en ligne, ils réagissent aujourd'hui en multipliant les dispositifs de censure ou d'intimidation. L'association a ainsi comptabilisé "une soixantaine de pays concernés en 2009 par une forme de censure du Web", deux fois plus que l'année précédente. La censure peut prendre des formes techniques : filtrage ou fermeture de sites d'opposition, fichage et surveillance de l'activité en ligne des individus, par exemple. Mais elle peut également utiliser des méthodes plus classiques, comme l'arrestation ou l'intimidation physique de blogueurs ou de journalistes. "Pour la première fois depuis la création de l'Internet, près de cent vingt blogueurs, internautes et cyber-dissidents sont derrière les barreaux pour s'être exprimés librement en ligne", note l'association.


RUSSIE ET TURQUIE DANS LE COLLIMATEUR

Les cas de censure répertoriés ne concernent pas que les régimes autoritaires. Plusieurs démocraties figurent sur la liste des pays sous surveillance, ainsi l'Australie, qui doit mettre en place un gigantesque système de filtrage du Web, ou la Corée du Sud, qui tente de proscrire l'anonymat en ligne. Deux pays font leur entrée dans ce classement : la Russie et la Turquie.


En Russie, RSF note la conjonction de plusieurs situations défavorables à la liberté d'expression. Le rapport souligne la proximité de nombreux acteurs du Web (fournisseurs d'accès, éditeurs de plates-formes...) avec le pouvoir, ce qui facilite les coupures d'accès à des sites d'opposition, labélisés "extrémistes" ; les tentatives d'intimidation, en ligne ou physiques, y compris de la part des forces de l'ordre ; ou encore les cyber-attaques dont sont victimes journaux et blogs d'opposition, comme la Novaïa Gazeta début février.


De son côté, la Turquie fait son entrée dans la liste en raison tout d'abord du filtrage du Web qu'elle a mis en place. Trois mille sept cents sites sont aujourd'hui concernés par le blocage, dont le site de partage de vidéos YouTube, des sites communautaires gays ou des sites d'information consacrés aux Kurdes. Le rapport souligne également la multiplication des procès visant des journalistes travaillant pour des sites Internet.


Par Sécurisons les réseaux sociaux - Publié dans : Informatique - Communauté : Info PC et l'informatique
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 15:37

Stratégies & marchés

11-03-2010

Par Christophe Lagane



L'audience d'Internet en France a augmenté en 2009. Notamment grâce à Facebook et à l'Internet mobile.

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Ce n'est pas une surprise. Internet séduit toujours plus de Français. En décembre 2009, ils étaient 34,7 millions à se connecter régulièrement sur la toile mondiale, selon la mesure d'audience annuelle de Mediamétrie. Soit 65 % de la population âgée de 11 ans et plus. Une augmentation de 45,2% en 5 ans.

Plus nombreux, les internautes se connectent plus fréquemment et plus longtemps. En moyenne, 19,8 millions d'internautes se rendent quotidiennement sur le web et y restent 1h22 (contre 1h12 en 2008). Soient respectivement des hausses de 12,5 % et 10 minutes par rapport à 2008.

Cette hausse de la fréquentation du Net est indéniablement marquée par le développement des smartphones (de plus en plus « webphones »). Sur les 16 % de Français qui déclarent posséder un terminal de navigation mobile, près des trois-quarts (73 %) déclarent surfer sur le web depuis leurs mobile. Les mobinautes sont désormais 11,4 millions en France. Ils représentent 2 % des visites par site en moyenne alors que la part des visites depuis un poste fixe reste stable.

A noter que l'iPhone occupe une large responsabilité dans ces usages en représentant le deux-tiers des visites. Notons également au passage l'influence grandissante des terminaux Android qui constituent, fin 2009, 2,2 % des visites contre 0,1 % il y a un an.

Le succès des réseaux sociaux explique pour une large part cette hausse générale de la fréquentation Internet en France avec trois fois plus d'adeptes qu'il y a un an et un durée moyenne de consultation plus que doublée (112 %) à 4h31 par personne par mois. A ce titre, Facebook emporte le haut du pavé. La plate-forme de réseautage aux 400 millions d'utilisateurs se taille une audience de 21 millions de visiteurs uniques en décembre. Plus de 56 % des internautes français y sont inscrits.

Facebook se rapproche donc des 24 millions d'utilisateurs mensuels de messagerie instantanée en France et des 28 millions de webmail. Plus modeste, Twitter réunit 1,6 de gazouilleurs uniques en décembre. « Si le net rassemble de plus en plus de personnes, pour des durées de connexion de plus en plus longues, c'est notamment pour partager toujours plus de nouveaux contenus », note Médiamétrie.

Mais aussi pour regarder la télévision en différé (7,5 millions d'adeptes de catch-up TV en septembre, +50 % en 8 mois) et consommer de l'information (près de 15,3 millions de podcast téléchargés en janvier 2010). Autant de contenus qui seront effectivement, pour partie, partagés sur les sites de réseaux sociaux.


http://www.silicon.fr/fr/news/2010/03/11/toujours_plus_de_francais_connectes_a_internet____grace_aux_mobiles




Par Sécurisons les réseaux sociaux - Publié dans : Téléphone - Communauté : Sur l'Informatique sécurisée
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 15:35

http://www.lesechos.fr/info/comm/020397488300-numerique-la-confiance-des-francais-mesuree.htm

[ 11/03/10  ]

Afin de mesurer l'intérêt et la confiance des Français pour les services et les outils numériques, la Caisse des Dépôts et l'Association de l'économie numérique (Acsel) annoncent aujourd'hui les résultats du premier baromètre national. Réalisée par l'Idate, cette étude servira de référence aux secteurs public et privé pour développer les solutions innovantes attendues par le grand public.


Pour la première fois en France, un baromètre donne la température de la confiance du grand public dans les services et les outils numériques, comme la gestion d'un compte bancaire en ligne ou la future carte d'identité électronique. L'enjeu est crucial au moment où l'économie numérique est devenue une priorité nationale avec 4,5 milliards d'euros alloués dans le cadre du grand emprunt. Jusqu'à ce jour, les acteurs du public et du privé ne disposent d'aucun repère précis pour savoir si l'ensemble des citoyens sont réceptifs à l'offre actuelle. Ni dans quelle proportion ils sont utilisateurs des nouveaux usages inventés par des opérateurs qui rivalisent d'innovation pour capter l'intérêt du grand public.

C'est pourquoi la Caisse des Dépôts, qui s‘est engagée sur ce terrain depuis dix ans, et l'Association de l'économie numérique (Acsel), présidée par une personnalité du secteur, Pierre Kosciusko-Morizet, président-fondateur de PriceMinister.com, ont confié à l'Idate, un institut reconnu pour son expertise en la matière, la réalisation de ce baromètre. «  Pour favoriser l'émergence de solutions garantissant sécurité et simplicité pour les usagers, la Caisse des Dépôts s'est déjà associée au secrétariat d'Etat à l'Economie numérique pour son projet de label de certification Idénum , qui permettra à chaque citoyen de se créer une "identité numérique multi-services", valable autant pour les sphères publiques que privées  », Notre objectif est d'apporter des points d'appui pour l'action et les solutions qui vont être conçues dans ce cadre  », poursuit Karen Le Chenadec. explique Karen Le Chenadec, directrice du département du développement numérique des territoires (DDNT) à la CDC. «

Internet, un outil du quotidien

Dévoilée aujourd'hui, cette première photographie numérique nationale, dont ce baromètre donnera un nouveau cliché chaque année, «  a vocation à servir de référence aux acteurs publics et privés pour les faire travailler de concert afin de construire les services et les outils qui correspondent aux attentes des usagers », ajoute pour sa part Maud Franca, responsable de la confiance numérique du DDNT.

Justement, dans quelle mesure la confiance des usagers sert-elle de levier au déploiement des services électroniques ? Quels dispositifs juridiques faudra-t-il mettre en place pour garantir le contrôle de leur vie privée ? La valeur d'usage des services en ligne prime-t-elle sur la sécurité des données personnelles ? Autant de questions auxquelles ce baromètre, qui met aussi en exergue les pratiques actuelles des citoyens, apporte des éléments de réponse précis et instructifs.

Premier grand constat : Internet fait partie du quotidien de 68 % des Français, dont les trois quarts se connectent tous les jours. «  Aujourd'hui, on est vraiment à un moment charnière où on voit se profiler une augmentation exponentielle des services numériques pour passer de la transmission d'informations à la généralisation des transactions en ligne », explique Maud Franca. Avec en toile de fond, «  des enjeux sociétaux et des intérêts commerciaux, qui nécessitent une régulation du secteur public. Il faudra trouver un équilibre entre la simplicité, la sécurité et la garantie des libertés individuelles », souligne-t-elle.

Démarches en ligne plébiscitées

Que révèle ce baromètre sur les usages et les pratiques des Français sur Internet ? Sur le plan matériel, la fracture numérique est quasi comblée car 94 % des internautes interrogés, dont les deux tiers possèdent un ordinateur portable personnel, disposent d'une connexion haut débit à leur domicile qu'ils utilisent quotidiennement ou presque. Pour l'heure, 22 % d'entre eux se connectent à Internet via leur téléphone mobile. Un niveau significatif mais encore insuffisant pour savoir si les Français seront prêts un jour à basculer vers l'Internet mobile ou si l'ordinateur fera de la résistance.

Preuve que le pli est pris dans l'administration française, 89 % des internautes ont déjà effectué des démarches en ligne, les plus courantes étant la déclaration d'impôts (60 %) et la consultation de son compte de Sécurité sociale (46 %). Même taux de pénétration pour la banque et le commerce électroniques, qui sont désormais bien ancrés dans les habitudes des internautes : 80 % consultent leur compte sur Internet et 85 % font leurs achats en ligne, n'hésitant pas à régler avec leur carte bancaire pour 79 % d'entre eux. A noter cependant la percée notable de moyens alternatifs de paiement comme PayPal (33 %).

Paradoxalement, la dématérialisation, qui vise à simplifier les procédures administratives et commerciales, s'avère en réalité une source de complexité pour les usagers. Comme le montre ce baromètre, la montée en puissance des services en ligne génère une multiplication des identités numériques avec, en moyenne, 12 comptes en ligne par Français (e-commerce, e-banking, messagerie, réseaux sociaux ou forums de discussion). Cherchant à se protéger dans cette sphère virtuelle opaque sur laquelle plane le spectre de l'usurpation d'identité, plus d'un tiers des internautes sondés déclarent même fournir volontairement des informations erronées lorsqu'ils remplissent des formulaires en ligne.

L'usage prime sur le risque

Est-ce à dire que la confiance sera-t-elle la clef de la généralisation des usages des services numériques ? L'avenir le dira.

Pour l'heure, cette étude montre que les internautes accordent davantage de crédit au secteur public pour livrer leurs données personnelles, à l'exemple du site Mon.service-public.fr. En effet, l'e-administration ressort comme le seul service qui bénéficie d'une valeur d'usage (89 %) et d'un taux de confiance (86 %) en parfaite cohérence. Lors de leurs démarches administratives, les Français ne sont que 11 % à craindre que leurs identités soient utilisées ou consultées abusivement par d'autres personnes.

En revanche, dans le secteur privé, la peur du piratage gagne 24 % des citoyens réalisant des opérations bancaires en ligne et 43 % des personnes adeptes du e-commerce. Plus globalement, la confiance repose principalement sur la notoriété des sites (71 %) et sur l'existence de garanties techniques de sécurité (51 %). Avec une contradiction apparente : l'intérêt d'utiliser des services bancaires ou commerciaux via Internet prime largement sur les risques encourus par les internautes, qui finissent par outrepasser leurs craintes légitimes. «  Ce n'est pas surprenant car l'expérience montre que c'est l'usage qui crée la confiance. On entre alors dans un cercle vertueux, comme ce fut le cas pour la carte bancaire », estime Jean-Pierre Buthion, responsable marketing du Groupement des Cartes Bancaires.


Avec une différence fondamentale : «  Aujourd'hui, on est face à une somme considérable d'usages nouveaux et on manque de visibilité sur leur évolution, notamment pour les réseaux sociaux », conclut Jean-Pierre Buthion, président de la commission identités de l'Acsel.

CHANTAL HOUZELLE, Les Echos

Le baromètre sur lesechos.fr/documents

http://www.lesechos.fr/info/comm/020397488300-numerique-la-confiance-des-francais-mesuree.htm


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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 15:18
http://www.01net.com/editorial/513713/un-chargeur-de-piles-usb-energizer-abrite-un-cheval-de-troie/

La société Energizer a stoppé la diffusion d’un logiciel de contrôle associé à son chargeur de piles USB. L’application est vérolée.










Mauvaise publicité pour Energizer. Dans un communiqué publié vendredi 5 mars 2010, la société reconnaît que l'un de ses appareils de recharge de piles, utilisant le port USB des ordinateurs, est à l'origine d'un problème de sécurité informatique.

Plus exactement, c'est le logiciel livré avec le chargeur de poche USB Energizer qui est en cause. Cette application, disponible sous Windows et Mac OS, permet de connaître l'état de recharge des piles depuis l'écran de son ordinateur. Problème : la version pour Windows abrite un cheval de Troie.

Informé par l'US-Cert (1), Energizer a fermé l'accès à la page de téléchargement de ce logiciel. L'accessoire, qui fonctionne même sans cette application, est toujours en vente en France et n'a fait l'objet d'aucun rappel pour le moment. La maison mère américaine indique pourtant que la commercialisation du chargeur USB a été stoppée, de même que celle du Duo Charger (disponible aux Etats-Unis uniquement) utilisant le même logiciel incriminé.

Effacer le fichier Arucer.dll

La société indique par ailleurs qu'elle collabore avec les autorités pour comprendre comment le code malveillant a été introduit dans son logiciel. Dans son bulletin de sécurité, l'US-Cert fournit quelques détails sur la procédure d'activation du cheval de Troie.

Au moment de son installation sur disque dur, le logiciel associé au chargeur USB place les fichiers UsbCharger.dll et Arucer.dll. C'est ce dernier qui contient le code ouvrant une porte dérobée sur le PC infecté (via le port TCP 7777). Celle-ci s'activera au lancement du logiciel d'Energizer. Un pirate peut s'en servir pour prendre à distance le contrôle de la machine, envoyer et recevoir des fichiers, etc.

L'US-Cert donne également le mode d'emploi pour se débarrasser de ce cheval de Troie. Première étape : désinstaller le logiciel d'Energizer. Mais cela ne suffit pas. Il faut également effacer le fichier Arucer.dll et redémarrer sa machine.

Le blocage du port TCP 7777 permet également de prévenir toute intrusion. L'éditeur de sécurité Symantec attire l'attention des utilisateurs sur un autre danger : le cheval de Troie est opérationnel même lorsque le chargeur USB d'Energizer n'est pas branché sur le PC.

(1) Organisme dépendant du ministère de la Sécurité intérieure américain.

http://www.01net.com/editorial/513713/un-chargeur-de-piles-usb-energizer-abrite-un-cheval-de-troie/


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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 12:58
http://www.01net.com/editorial/513696/comment-fonctionnent-les-logiciels-permettant-d-espionner-les-mobiles/

Après la publication d’un article du Parisien, les Français découvrent que tout-un-chacun peut espionner leurs communications. Explications.







Les systèmes ne sont pas nouveaux, mais le grand public les découvre aujourd'hui. Dans un article publié ce lundi 8 mars 2010, Le Parisien a testé plusieurs logiciels permettant d'écouter des portables. « Les résultats se sont avérés édifiants : écoute des conversations, lecture des SMS échangés, c'est toute l'intimité du portable espionné et de son propriétaire qui est dévoilée au grand jour », explique le quotidien.

Les sociétés qui éditent ces logiciels (vendus plusieurs centaines d'euros pour certains) ont pignon sur rue et mettent même à disposition de leurs clients des hot lines. Nous les avons contactées pour savoir comment ces applications fonctionnent.

Puis-je « écouter » n’importe quel téléphone ?

Non. Les logiciels ne fonctionnent qu'avec des téléphones compatibles, ce qui implique de connaître le modèle de celui de la cible à surveiller. La plupart des smartphones (Windows Mobile, Blackberry) sont pris en charge. L'iPhone est un cas particulier : certains logiciels ne fonctionnent que sur les modèles « jailbreakés », c'est-à-dire trafiqués pour permettre l'installation d'une application sans passer par l'App Store d'Apple.

L'espion en herbe doit ensuite installer un programme sur le portable de la personne dont il souhaite connaître les appels, ce qui implique d'avoir l'appareil en main quelques minutes. Grâce à un code donné par l'éditeur, il doit procéder au téléchargement du logiciel directement sur le téléphone à piéger. Il lui faut aussi indiquer le numéro IMEI (International Mobile Equipment Identity) du mobile ou le numéro de portable du mobile vers lequel il souhaite basculer les conversations.

Comment ça marche ?

A chaque fois que la cible reçoit ou émet un appel, un SMS non détectable est envoyé vers l'appareil de l'espion. Il peut ainsi, s'il le souhaite, décrocher son mobile pour être connecté directement à la conversation en cours. Le logiciel présent sur le portable écouté, détecte l'appel entrant sans en avertir son propriétaire. Il ouvre la conférence téléphonique à trois, grâce à laquelle l'intrus peut entendre tout ce qui se dit.

D'autres programmes se contentent d'enregistrer la conversation secrètement, avant de la transmettre sous forme de fichier sur un serveur que l'espion pourra consulter ultérieurement. Cette possibilité ne fonctionne que sur certains téléphones.

Quelles données peut-on connaître ?

Tout ce qui transite sur le portable. Les conversations téléphoniques, le contenu des SMS ainsi que la géolocalisation de la personne écoutée. Toutes ces données sont transmises à un serveur auquel l'espion pourra se connecter grâce à un mot de passe.

Une fonction d'écoute des conversations autour de la victime est aussi disponible sur certains logiciels (compatibles avec un nombre restreint de téléphones). Dans ce cas, le microphone s'active secrètement alors que le téléphone semble inactif.

Comment se prémunir d’une écoute ?

Ne jamais perdre son portable de vue. Désactiver la fonction conversation à trois. Surveiller l'envoi de SMS inhabituels puisqu'un message est envoyé depuis le téléphone écouté vers celui de l'indiscret pour le prévenir d'un appel entrant ou sortant. Dans son relevé, la personne espionnée aura tôt fait de constater une augmentation de sa facture SMS, voire de débusquer le numéro de portable de son « espion ».

Reste que dans le cas des forfaits SMS illimités, les opérateurs ne fournissent généralement pas de journal. Impossible donc de détecter l'envoi de messages indiscrets. De plus, dans certaines solutions du marché, le SMS de notification n'est pas envoyé depuis le portable espionné, mais par le système d'écoute.

Que faire quand l’écoute est avérée ?

La solution pour se débarrasser à coup sûr d'un logiciel indésirable consiste à « flasher » son portable, c'est-à-dire à réinstaller son firmware. L'alternative plus radicale consiste à changer de téléphone. Enfin, il faut porter plainte pour atteinte à la vie privée.

Est-ce légal ?

Sur leur site Internet, certaines sociétés prennent soin d'indiquer que l'espion en herbe doit être le propriétaire du téléphone écouté. Ce peut être le cas d'un patron d'entreprise qui souhaite vérifier les appels émis depuis la flotte de portables qui équipe ses commerciaux.

L'écoute téléphonique est très encadrée en France. Elle n'est autorisée que sous décision judiciaire dans le cadre d'affaires de terrorisme, des délits les plus graves, etc. Si un particulier espionne une autre personne sans autorisation de sa cible, il peut être sanctionné par la loi. « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, de porter volontairement atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui : en captant, enregistrant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel », précise le code pénal.

http://www.01net.com/editorial/513696/comment-fonctionnent-les-logiciels-permettant-d-espionner-les-mobiles/


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