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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:56

[ 22/12/09  ]

http://www.lesechos.fr/info/metiers/020272154243-protection-de-la-vie-privee---le-double-langage-de-facebook.htm

Les responsables de Facebook multiplient les initiatives pour protéger les données et la sécurité de leurs abonnés. Mais dans les faits, plusieurs problèmes subsistent.


C'est l'arroseur arrosé ! Le 9 décembre dernier, Facebook a demandé à ses 350 millions d'utilisateurs de mettre à jour leurs paramètres de confidentialité protégeant leurs informations (adresse, date de naissance, liste d'amis, photos, vidéos…) affichées sur ce réseau social. Officiellement, le site californien voulait offrir à chacun « la possibilité de personnaliser l'audience de [ses] contenus » . Il y a cependant un hic : avec les nouveaux paramètres par défaut, tout, ou presque, devient public ! Et, comme l'a révélé le site américain Gawker-ValleyWag, même Mark Zuckerber, le fondateur de Facebook, s'est fait avoir. Quelque 300 de ses photos jusqu'alors réservées à ses amis sont soudain devenues accessibles à tout le monde.

Ce n'est pas la première fois que Facebook joue avec le feu sur la question de la vie privée. Déjà, en 2007, ses responsables avaient voulu lancer un programme publicitaire, Beacon, qui suivait les utilisateurs sur des sites Web externes à Facebook et avertissait leurs amis de leurs agissements (« Jean a acheté un vase sur eBay », par exemple). Plusieurs utilisateurs avaient porté plainte. Le réseau social a signé un accord avec eux en septembre dernier. Il s'est engagé à créer une fondation, dotée de 9,5 millions de dollars (6,5 millions d'euros), qui financera des projets « assurant la promotion de la vie privée et de la sécurité en ligne ». « Ce projet suit son cours, explique Richard Allan, représentant de Facebook en Europe. Il doit être approuvé par un juge américain, fin février 2010. »

Sur ces problèmes de respect de la vie privée, Facebook doit composer entre les exigences de ses abonnés et les demandes de ses clients. « Notre modèle économique repose sur la publicité, rappelle Richard Allan. Mais nos annonceurs n'ont jamais directement accès à nos fichiers. Ils peuvent juste envoyer leurs publicités à une liste de prospects rendus anonymes par nos soins. » Même anonymisées, ces informations intéressent beaucoup de monde. En France, selon le baromètre comScore Ad Metrix de septembre 2009, Facebook a été le site affichant le plus grand nombre de bandeaux publicitaires (par opposition aux liens sponsorisés) : il aurait absorbé plus de 10 % des 61,6 milliards de bannières publiées sur le Web français.

La sécurité en question

Autre problème que doit résoudre le réseau social : la sécurité des comptes. Récemment, des utilisateurs ont vu leurs identifiants piratés, tandis que des virus ont envoyé des insultes à tout le carnet d'adresses de certains comptes. Les responsables du site ont donc demandé à cinq organisations nord-américaines et européennes (Common Sense Media, ConnectSafely, WiredSafety, Chilnet International et Family Online Safety Institute) de les aider à améliorer leur sécurité.

Mais la principale source de problèmes demeure, pour Facebook, les applications (jeux, retouche de photos…) développées par des tiers. Premier souci : certaines applications n'hésitent pas à utiliser des termes salaces pour recruter des utilisateurs. Ce fut le cas, par exemple, il y a quelques semaines pour Zoosk, un service de rencontres sur Facebook, qui avait publié une annonce très agressive. Le problème a été traité à la source. « Nous avons arrêté de travailler avec un chargé de marketing, qui avait utilisé des slogans inappropriés », reconnaît Shayan Zadehn, fondateur de Zoosk.

Second souci : l'utilisation des données personnelles des abonnés à ces applications. Ainsi, les noms des internautes qui ont cliqué sur la publicité de Zoosk peuvent être utilisés par Facebook pour vanter les mérites de ce site de rencontres. Les explications de Richard Allan font froid dans le dos : « L'application Zoosk a plus de 6 millions d'inscrits, ce qui veut dire que toutes ces personnes ont cliqué pour y accéder, à un moment donné, détaille-t-il. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont ensuite laissé leurs coordonnées pour s'inscrire au site Internet Zoosk et qu'elles cherchent activement des rencontres. Elles peuvent avoir vu une publicité ou avoir reçu une invitation de quelqu'un d'autre pour accéder à l'application, puis cliqué pour regarder le site Internet, vu l'écran d'enregistrement au service Zoosk et être allées vers une autre page sans s'inscrire. Elles ont été ainsi répertoriées comme utilisateurs de l'application -et non du site Internet -et leurs noms apparaissent lorsque leurs amis jettent un coup d'oeil sur l'application Zoosk sur Facebook. » Moralité, sur Facebook, il faut aussi faire attention aux liens sur lesquels on clique !

JACQUES HENNO, Les Echos
http://www.lesechos.fr/info/metiers/020272154243-protection-de-la-vie-privee---le-double-langage-de-facebook.htm


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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:45
Capture d'écran des messages Twitter sur les attentats à Bombay, jeudi 27 novembre 2008.
twitter.com
Capture d'écran des messages Twitter sur les attentats à Bombay, jeudi 27 novembre 2008.

Les êtres humains offriraient-ils à Darwin un cadeau d'anniversaire spécial en provoquant leur retour dans l'arbre de vie duquel ils tentent de sortir depuis des milliers d'années de par leur réflexion et leur inclinaison à penser le passé et le futur ? A peine la déferlante Facebook a-t-elle pris le monde par surprise que Twitter devient le nouveau manifeste des réseaux sociaux, avec ses presque 50 millions de connectés disposant exclusivement de 140 caractères pour s'exprimer. Si la tendance continue, nous risquons de nous diriger vers un monde constitué principalement de petits cris d'oiseaux "électroniques" (tweets), étant ramenés ainsi à notre condition première d'animal.

Pourquoi faire si court ? Parce que aujourd'hui c'est l'information "temps réel" qui compte. "Le temps réel est le nouveau prime time du Web", déclarait la reine Rania de Jordanie le 10 décembre à la conférence LeWeb 2009, dont le thème était précisément l'Internet "temps réel". Inutile de retraiter l'information, il suffit de la transmettre (de la "retweeter"). Inutile de la mettre en perspective ou de l'étoffer puisque dans deux secondes elle sera déjà obsolète, partie à jamais dans les 30 millions de tweets journaliers. L'essentiel est que ça aille vite et que ça tourne ! D'ailleurs, pour les stars du Net, réfléchir est secondaire, il faut avancer, changer, être en perpétuel mouvement et ensuite on verra bien…

Que vaut cette information en temps réel ? Les informations qui ont déferlé sur Twitter quelques minutes après l'accident de voiture de Tiger Woods le 27 novembre dernier étaient majoritairement fausses. Vingt-quatre heures plus tard aussi d'ailleurs. Si l'information n'est pas toujours erronée, on peut s'interroger sur son utilité : "Grâce à Twitter, j'ai appris la mort de Michael Jackson des heures avant CNN", nous dit Loïc Le Meur. Certains tweets rebondissent indéfiniment d'un internaute à l'autre sans réel but précis. L'information selon laquelle American Airlines aurait économisé 40 000 dollars en enlevant une olive des plateaux first class erre dans les méandres de Twitter depuis des semaines. Au final, les tweets qui amènent des informations importantes ou de qualité se perdent dans ce magma, incapable que nous sommes de vraiment les identifier.

Le propos n'est pas ici de critiquer ces entrepreneurs qui innovent et inspirent. Il n'est pas de remettre en cause la capacité de ces nouveaux médias à alerter et à mobiliser comme lors des dernières élections en Iran, où ils ont servi à dénoncer les fraudes électorales. Il est de s'interroger sur le danger que Twitter fait peser sur l'aptitude des êtres humains à réfléchir en les plongeant dans un temps présent "perpétuel". L'homme "temps réel" se prive de réflexion et se réduit à sa condition d'animal, avec les débordements afférents à celle-ci, dont les premiers soubresauts sont peut-être la récente meute "électronique" lancée sur Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. L'information en temps réel pousse et incite à prendre des décisions en temps réel. Tout devient urgent, et du coup plus rien ne peut vraiment être urgent.

L'homme "temps réel" n'est plus capable de se projeter dans l'avenir, il ne comprend pas l'utilité du passé, il n'émet plus que des tweets.

Même si nous ne sommes pas connectés à Twitter, nous sommes indirectement victimes de ces spasmes virtuels par l'intermédiaire d'autres personnes. Il y a un risque pour que nous soyons tous à un moment ou à un autre happés dans ce tourbillon communicationnel. Alors même que la mondialisation nous amène dans des espaces sans lois, sans gouvernance, et que nous devrions être, plus que jamais, dans la décision "consciente" et attentive, tels des explorateurs en terra incognita, nous sommes au contraire dans le règne de l'instantanéité et donc presque uniquement dans l'instinct.

Sur le plan de la réflexion, Internet a amené une évolution positive en incitant des millions de personnes à créer leur blog et à écrire. Celle-ci est en train d'être supplantée par des applications qui dédouanent l'internaute de l'écriture mais également le privent du précieux temps de la réflexion en le bombardant d'un flux continu d'informations. De nouveaux outils sont nécessaires pour nous aider à trouver un meilleur équilibre. Espérons que certaines start-up sauront exploiter ce créneau rapidement. Et quel plus bel anniversaire pour Darwin que de lui prouver que nous sommes définitivement "en dehors" de l'arbre de vie, comme l'exception qui confirme la règle ?

Sylvain Guyoton est entrepreneur

http://mobile.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/23/compte-rebours-avant-extinction-par-sylvain-guyoton_1284163_3232.html


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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 13:43
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Écrit par Bertrand Terreux   
Vendredi, 18 Décembre 2009 13:06

http://www.ielovepme.com/innovation/394-sensibiliser-les-etudiants-et-les-chefs-dentreprises-a-la-contrefacon.html

Tags: contrefaçon | Création | Design | INPI | Peugeot | Renault | UNIFAB


Le 9 novembre 2009, Nicolas Minvielle professeur de marketing, design et création de l’école de management Audencia, à Nantes a mené une action choc auprès d’étudiants et de chefs d’entreprises.


500 capots et plus de 300 phares contrefaits ont été passés à la moulinette. IE Love PME l’a rencontré afin d’aborder les problématiques de la protection de la propriété intellectuelle et du design.

Bertrand Terreux: Quelle était le but de votre action ?

Nicolas Mavielle: L’objectif était de sensibiliser les PME-PMI et les étudiants. Les étudiants ne sont pas réceptifs aux danger de la contrefaçons pour certains d'entre eux, c'est presque un sujet d'amusement. De même, les PME-PMI ont tendance à croire que la contrefaçon touche uniquement les grands groupes, ce qui est totalement faux, la totalité des secteurs et des typologies d'entreprises étant touchées.

 


BT: Comment avez-vous mené votre action ?


NM: J’ai contacté l’INPI, l’Union des Fabricants, PSA et Renault. Renault nous a fourni des copies de pièces automobiles sur lesquelles nous avons fait passer un rouleau compresseur pour les détruire et dans le même temps, marquer les esprits. L'INPI et l'UNIFAB quant à eux ont permis de mettre en place une exposition extrêmement parlante et d'animer la conférence sur des thèmes beaucoup plus larges que ceux normalement traités. On peut donner ici l'exemple des problématiques de traçabilité.

BT: Quel était le message ?

NM: Le message était d’amener les entreprises à se défendre en cas d'identification de produits contrefaits. Parmi les conférenciers se trouvaient deux PME qui n'avaient pas les moyens de grands groupes mais qui pour autant avaient une politique très agressive de défense de leurs droits.

BT: Quel conseil donneriez-vous aux entreprises ?

NM: Avant toute chose, il faut définir une stratégie en amont afin d’éviter de se retrouver avec un produit sur le marché et aucune possibilité d’intervenir.
A ce titre,  je conseille fortement  de prendre contact avec l’INPI et de  bénéficier d'outils tels que le pré-diagnostic.

BT: Le gouvernement a mis en ligne un portail dédié au design. Les entreprises françaises sont-elles en danger en ce qui concerne leur créativité ?

NM: Effectivement, en France, le design n’est pas reconnu et les produits sont peu protégés. Les entreprises pensent que cela coûte cher. C’est une problématique clé et il est temps que le message provienne de l’Etat et non des praticiens, car celà a encore été trop perçu comme étant lié à des pratiques de lobbying.


BT: Quel est l’importance du design en France ?

NM: Nous ne sommes plus compétitifs sur l’industrie lourde. Cependant, nous possédons un haut niveau de création reconnu dans le monde. Aujourd’hui, les entreprises doivent communiquer sur le design «Made in France» pour capitaliser sur cette image de marque.
BT: Quelle est l’attitude des consommateurs face à la contrefaçon ?

NM: Pour beaucoup, «la contrefaçon» ce n’est pas grave c’est même drôle. Cette attitude favorise le développement de cette activité avec des conséquences potentiellement extrêmement graves. On garde ainsi à l'esprit le fait que des plaquettes de freins contrefaites en gazon ont été saisies. Imaginez les dégâts si elles avaient été posées sur une voiture!

Régulièrement, sont aussi saisis des liquides contrefaits. Les contrevenants utilisent les bouteilles vides pour réinjecter un liquide potentiellement dangereux qui sera vendu au prix du marché. Et ces pratiques existent dans le reste e l'alimentaire aussi, même si l'on parle que très peu.

Ces pratiques sont transposées dans l’aéronautique, l’automobile, l’agroalimentaire etc....

Il n’existe pas uniquement une contrefaçon B to C mais B to B. Par exemple, des lots de chasse d’eau contrefaites ont été référencées par un grand distributeur. L’entreprise qui produit ce système n’a pas souhaité porter plainte contre le distributeur craignant de se faire  déférencer. Par conséquent, elle a demandé le sourcing pour attaquer l’entreprise qui a vendu ces produits au distributeur.


BT: Combien peut coûter une action en justice ?

NM: Il n’y a pas de limite! C’est pourquoi, il faut prévenir toute action en justice. Cela passe par le choix du produit à protéger et les outils qui vont être utilisés.

Par exemple, Décathlon a eu pendant longtemps une politique de protection orientée sur le droit d’auteur et donc la créativité des designers mais pas sur les dessins et modèles. Après avoir perdu un procès, Décathlon a changé sa stratégie et dépose maintenant  les dessins et modèles.

Cependant, il est possible d’entamer une négociation. Dans ce schéma, on fait parvenir une lettre par l’intermédiaire d’un avocat et on observe la réaction du contrefacteur. On en parle peu, mais ces approches dites transactionnelles portent très souvent leurs fruits.

BT: Quel est le coût d’une stratégie élaborée en amont ?

NM: La propriété intellectuelle et la protection du design ne coûtent pas si cher. Il existe de nombreux outils et il convient surtout de correctement ventiler leur usage. A titre d'exemple, une entreprise peut réaliser un dépôt simplifié c’est à dire, déposer une centaine de produits mais ne protèger que ceux qui marchent, au vu des vents quelques mois plus tard.

BT: Existe t-il des freins à la contrefaçon ?

NM: Un dés freins est la réputation de protéger et d’attaquer, ce qui génère une forme de paix. En d'autres termes, il est absolument nécessaire de réagir de manière extrêmement rapide et systématique à la contrefaçon.

BT: Avez-vous un cas à nous présenter ?


NM: L’entreprise Wirquin a perdu le marché de la chasse d’eau en Tunisie du jour au lendemain. Son dirigeant a mené une action en justice en Tunisie, il a obtenu la sortie des produits contrefaits sur le marché et a regagné 100 % du marché.


Dans ce cas, se défendre sur une contrefaçon, s’est révélé être un effet de levier dans le développement de Wirquin à l’international.

Source:

Le Monde, A Nantes, un enseignant de choc sur la contrefaçon, Yan Gauchard

http://www.ielovepme.com/innovation/394-sensibiliser-les-etudiants-et-les-chefs-dentreprises-a-la-contrefacon.html


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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 13:40

[ 20/12/2009 - 16h01 ]

http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=3371
La mithridatisation, ça marche ! En ce qui concerne l’Etat en tous cas. Alors que depuis deux décennies on annonçait la mort lente de l’institution étatique par l’instillation progressive de la logique strictement marchande dans les organismes administratifs, la crise actuelle débouche au contraire sur une consolidation sans précédent de l’autorité des Etats. Tandis que l’imagerie du village global semblait faire l’unanimité dans les esprits au cours des années de croissance de la fin du XXème siècle, le tsunami bancaire intervenu depuis 2008 a clairement démontré que chaque entreprise concernée était parfaitement en mesure de s’identifier à un pays. Et leurs PDG, pourtant tous de grands praticiens de la mondialisation théorique, ont su faire appel aux finances publiques de leurs pays respectifs pour combler leurs brèches financières. Un patriotisme de nécessité qui balaie les interrogations passées sur les moyens à mettre en œuvre pour identifier la nationalité d’une entreprise. Quand un péril mortel survient, il semble donc que le guichet gouvernemental auquel il convient de demander de l’aide ne fait aucun doute à leurs yeux. Et que chaque conseil d’administration a parfaitement en tête la couleur de son passeport. Idem pour les stratégies à mettre en œuvre afin de pallier les effets désastreux de la crise. Même dans le modèle d’intégration qu’est l’Europe, ce sont bien des plans de relance essentiellement nationaux qui ont été conçus. Dans la tempête, c’est donc vers l’Etat que la collectivité nationale – opinion publique et entreprises- se tourne pour guetter une solution.

D’ailleurs, même quand il s’agit d’investissement, le cadre étatique national s’impose. Ainsi les gestionnaires de fonds envisagent peut-être les zones géographiques dans leur ensemble : Amérique, Europe, Asie… mais quand il s’agit de signer un chèque cela ne se fait qu’après avoir ausculté minutieusement les législations et spécificités nationales. Là encore, les Etats jouent un rôle déterminant pour rendre les entreprises présentes sur leur sol plus ou moins désirables. Evidemment, les gouvernements restent des interlocuteurs à part, puisque leurs mandants sont à la fois des contribuables et des électeurs. Ce qui signifie que leurs exigences ne se résument pas qu’aux seuls critères financiers que l’on peut satisfaire en prenant des décisions à court terme. C’est donc un effet bénéfique de cette crise internationale, et du climat de peur qu’elle engendre, que de constater la relative résistance des structures étatiques.

Reste désormais à en tirer parti. En dans ce domaine, la France cultive un certain retard. Puisque son élite des affaires est encore loin de revendiquer un patriotisme économique, qui semble pourtant parfaitement naturel à leurs équivalents britanniques ou étatsuniens. Ainsi, Washington peut s’appuyer sur un réseau de cadres et de dirigeants du secteur privé, les Business Executives for National Security (BENS), qui spontanément mettent leurs compétences professionnelles au service des Etats-Unis d’Amérique. Il s’avère que la France, grâce à la grande qualité de son enseignement supérieur, fait partie des pays qui a le plus de ses ressortissants dans les hautes sphères de la finance internationale. Il serait temps de considérer ce réseau comme un atout, et de concevoir au niveau gouvernemental une véritable stratégie pour le mobiliser en faveur des intérêts tricolores. Ce n’est peut-être pas historiquement dans notre culture, mais l’ampleur des enjeux justifie pleinement de sortir du carcan de nos habitudes. C’est avant tout une affaire de volonté politique.
NICOLAS ARPAGIAN

http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=3371


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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 10:31

[ 21/12/09  ]

http://www.lesechos.fr/info/hightec/020276409339.htm?xtor=RSS-2011

Les équipementiers de téléphonie mobile Research In Motion (RIM) et Palm viennent de publier leurs résultats. Si le premier affiche des ventes record, le second n'arrive pas à maintenir les bonnes performances de son Pre et de son Pixi.

L'un ne s'est jamais aussi bien porté quand l'autre montre des signes d'essoufflement. L'équipementier de téléphonie mobile canadien Research In Motion (RIM) a enregistré un bénéfice de 628,4 millions de dollars, en hausse de 59 %, tandis que son concurrent Palm avec ses téléphones intelligents Pre et Pixi a dévoilé une baisse de 4 % de ses ventes en réduisant toutefois ses pertes à 85,4 millions de dollars. Bonne nouvelle pour les analystes : les deux acteurs n'ont jamais autant livré de « smartphones » dans les magasins. RIM a écoulé un volume record de 10,1 millions de BlackBerry sur le trimestre, tandis que Palm a mis en rayon 783.000 terminaux.

Les bons résultats de RIM s'expliquent principalement par les ventes du Curve 8520, un modèle entrée de gamme, fortement prisé par les consommateurs du grand public. Ce succès a toutefois ses limites. Le prix moyen de vente d'un BlackBerry ne cesse de baisser. Il est passé de 357 dollars à 317 dollars en l'espace de neuf mois et, dans le même temps, la marge brute a chuté de 50 % à 42,7 % sur ce dernier trimestre. « Il semble que la stratégie de RIM d'attaquer agressivement le marché grand public, non seulement aux Etats-Unis mais également à l'international, rencontre le succès », a estimé l'analyste de RBS, Didider Scemama, dans une note.

Manque de rentabilité

De son côté, Palm a enregistré 573.000 ventes de terminaux sur son trimestre, en baisse de 4 % par rapport à l'an dernier sur la même période. « Nous ne sommes qu'aux débuts d'une longue course », s'est justifié dans un communiqué Jonathan J. Rubinstein, PDG de Palm. Pour Shaw Wu, analyste chez Kaufman Brothers, le plus grand défi de la société américaine est de s'imposer auprès des opérateurs et des consommateurs. « Le problème n'est pas le produit. La grande inquiétude pour les investisseurs est le manque de rentabilité de Palm. L'entreprise doit se concentrer sur ses opérations et convaincre des opérateurs pour avoir une plus grande distribution de ses téléphones », indique-t-il. Contrairement à ses concurrents comme l'iPhone, ou les téléphones fonctionnant avec Android de Google, Palm n'a pas réussi à proposer une boutique de téléchargement d'applications digne de ce nom.

EMMANUEL PAQUETTE, Les Echos

http://www.lesechos.fr/info/hightec/020276409339.htm?xtor=RSS-2011


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